Quel est l'environnement du projet ?

ESPARR bénéficie d'un environnement particulièrement opportun : Le Registre et son réseau médical

Le département du Rhône est couvert depuis l'année 1995 par un Registre des victimes des accidents de la route. Ce Registre, mis en place à l'initiative de l'INRETS, sous la responsabilité scientifique du directeur de l'UMRESTTE, enregistre les lésions et certaines caractéristiques des victimes de la majeure partie des accidents de circulation survenus dans le Rhône. Il s'appuie sur une notification systématique des victimes d'accidents à partir d'un réseau très complet de services hospitaliers publics ou privés, comprenant aussi bien les services d'urgence que les services de suite et de rééducation, regroupés au sein de l'ARVAC (Association pour le Registre des Victimes des Accidents Corporels de la Circulation Routière dans le département du Rhône). Ce Registre reçoit également des informations provenant des pompiers, des BAAC (bordereaux des accidents de la circulation établis par les forces de l'ordre). Environ 10 000 victimes sont ainsi enregistrées chaque année. Un des intérêts du Registre est de permettre la réalisation d'études de suivi à court et long terme de ces victimes. ESPARR s'inscrit dans un programme global d'études coordonnées à partir du Registre. Le Registre, seul Registre des victimes d'accidents de la circulation fonctionnant en France, a été agréé par la Commission Nationale des Registres.

Le réseau médical créé autour du Registre, qui regroupe toutes les structures de soins du département susceptibles d'accueillir des victimes d'accidents de la circulation routière, est une opportunité particulièrement intéressante pour la mise en place d'une étude de suivi comme ESPARR.

ESPARR tentera d'apporter une réponse à la question «qu'est ce qu'un blessé grave ?»

Depuis la mise en route de ce Registre, une question lancinante revient dans les discussions de l'Unité de Recherche avec ses interlocuteurs : il s'agit de mieux connaître ce qu'est le blessé grave afin d'adapter les structures de prise en charge, et les politiques de prévention. Il s'avère que la seule connaissance des lésions et des caractéristiques de l'accident ne permet pas de répondre à cette préoccupation. En effet, il paraît de plus en plus évident que cette connaissance passe par une meilleure approche du devenir des blessés, en particulier à long terme. La mise en place d'une cohorte de blessés suivis sur un temps assez long est donc une suite logique du travail descriptif des accidentés réalisé par le Registre.

 

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